mardi 15 septembre 2026
OVNIS, BRICS et géopolitique : le Sud global regarde le ciel autrement
Le 19 septembre 2026, à la Station Atlante de Massy, se tient un colloque qui sort des sentiers battus : « OVNIS, BRICS et géopolitique ».
Initié par le collectif UAP Afrique, il refuse de laisser l’Occident monopoliser le récit des phénomènes aériens non identifiés, un sujet mondial. Alors que les médias dominants traitent encore le sujet avec condescendance ou secret d’État, les pays des BRICS (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du Sud, Égypte, Nigeria…) l’abordent (ou pas, ou maladroitement) comme un enjeu de souveraineté technologique et de narrative stratégique. Le contexte mondial actuel est déterminant : le 13 septembre dernier s'est tenu le sommet des Brics+ en Inde.
Au programme : liens entre observations et sites nucléaires par Stéphane Royer, portraits de femmes ufologues par Marie-Angélique Thuillier, rétrospective en Asie du Sud-Est avec Paola Garijo, et une table ronde avec le journaliste charismatique franco-camerounais Jacky Moiffo sur les gouvernements africains face à la question UAP. Jann Halexander, artiste franco-gabonais, y présentera « L’aventure UAP Afrique », prolongeant une démarche qui, comme toujours chez lui, mêle curiosité, décentrement et refus des clichés. Ce colloque s’inscrit dans la continuité de celui tenu à l’Assemblée nationale en juin. Il rappelle une évidence trop souvent oubliée : le ciel n’appartient à personne. Et l’Afrique, loin d’être spectatrice, peut y faire entendre sa voix. Une journée pour penser autrement, loin des fantasmes et des tutelles. Rendez-vous à Massy, de 10h à 17h. (Réservations sur weezevent, fnac, billetreduc, helloasso).
mardi 26 mai 2026
'Paris attendra' d'Ezin Pierre Dognon ou l'écriture affranchie des codes
Quand on a terminé la lecture de 'Paris attendra', on est assez chamboulé et pensif. Le destin du protagoniste pourrait être le notre, on s'identifie à lui, en prison (injustement) à Abidjan, écrivant à sa dulcinée à Paris, Samira.Ce roman se lit assez vite, d'une grande fluidité, d'une grande nervosité dans l'écriture, mélangée à un certain humour noir. Et puis surprise, au milieu, trois pages publicitaires, ce qu'on appelle le narrative placement. Il fallait y penser. Après tout, quand on regarde la télévision, ou même des émissions sur youtube, il y a toujours l'instant pub, ça fait partie de la vie, en soi ce n'est pas 'sale'.'Paris attendra' est un objet hybride et il faut tout le talent de son auteur, Ezin Pierre Dognon (connu aussi sous le nom de Myster Ezin, slameur de renom) et surtout l'expérience de l'écriture (il s'agit là de son quatrième roman) pour parvenir à un résultat qui montre comment l'auteur a ingurgité les codes de la littérature...pour mieux s'en affranchir. Et ça comme on dit au Gabon : il a fait fort.



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